Sport, appartenance et des cafés deux-deux

Il était 6 h 30, un samedi glacial au cœur de l’hiver. À la patinoire du quartier, sur le deuxième banc à partir de la ligne bleue. Sirotant des cafés deux-deux, sous le seul appareil de chauffage en fonction, alors qu’un essaim de filles de six et sept ans occupaient la glace, prêtes à jouer avec plus d’énergie qu’aucun des parents, sur le banc, ne pourrait déployer avant l’aurore.

La communauté — je ne m’y attendais pas mais, en ce samedi matin, c’est là que je l’ai trouvée. Un endroit où je me sentais à ma place, moi, papa d’une jeune hockeyeuse, qui avais dû faire une recherche sur YouTube pour savoir comment attacher des jambières de gardien de but.

Peut-être que c’était l’appareil de chauffage. Ou l’offre inattendue d’un café. Probablement les deux. Et bien plus encore. Les expériences vécues en commun allument une étincelle au fond de nous. Cela nous fait réaliser que nous faisons partie de quelque chose de plus grand, même si, de prime abord, tout semble banal.

C’est ça, la puissance de l’appartenance.

En octobre dernier, Fondations communautaires du Canada a publié L’appartenance : nos liens, nos collectivités, un rapport national Signes vitaux qui explore l’importance de l’appartenance. Nous savons qu’un plus grand sentiment d’appartenance a une capacité extraordinaire de transformer nos vies et nos collectivités, en favorisant une vie plus saine et plus enrichissante; des collectivités plus sécuritaires, plus résilientes et plus inclusives; l’épanouissement de la culture et de l’identité, et une plus grande participation communautaire.

Pourtant, selon notre recherche, 38 % des Canadiens « ne sentent pas qu’ils ont des intérêts en jeu dans leur communauté locale ».

Nous avons donc posé la question : « Comment peut-on renforcer les liens qui nous unissent les uns aux autres et à nos collectivités? »

Un des moyens d’y parvenir est le sport.

Aujourd’hui, en partenariat avec la Fondation Sport pur, c’est avec enthousiasme que nous publions Signes vitaux : Sport et appartenance, un rapport qui examine comment le sport (lorsqu’il se fonde sur l’équité, l’excellence, l’inclusion et le plaisir) peut renforcer le sentiment d’appartenance des individus les uns envers les autres, et envers leur collectivité.

Que ce soit au gymnase de l’école, à l’aréna, à la piscine ou sur le monticule, le sport est une partie importante de notre tissu national et est présent dans toutes les collectivités. Et bien que nous puissions expérimenter plus immédiatement les bienfaits du sport en tant qu’individus, le sport peut aussi contribuer de façon importante au renforcement des collectivités en unissant les gens, en développant le capital social et en permettant une plus grande inclusion des personnes qui peuvent se sentir exclues.

Toutefois, comme le révèle notre recherche, la participation sportive est en baisse partout au Canada. Soixante-dix pour cent d’entre nous ne pratiquent pas de sports. Les femmes et les filles abandonnent le sport plus tôt et plus souvent que les hommes et les garçons. Les nouveaux arrivants et les groupes marginalisés sont fréquemment laissés de côté.

Que faudra-t-il donc pour que nous puissions exploiter le plein potentiel du sport — pour qu’il soit plus accessible, plus inclusif et plus agréable? Comment pouvons-nous utiliser le sport pour bâtir des collectivités où tous ont le sentiment d’avoir leur place?

Consultez le rapport et participez à la conversation avec #SVAppartenance.

D’ici là, je serai à la patinoire…

Lee

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